L'Équation du Cœur

 


Entre le marbre et le métal,

Se joue un drame vertical.

Un visage de lune, pâle et pur,

Fait face à la froideur de l'armure.

Elle porte le fard et le joyau,

Reflet d'un cœur encore trop chaud.

Lui n'est qu'engrenages et rouages,

Un automate sans âge, sans rivage.

Et là, suspendu par des chaînes,

Battement lourd, gorgé de peines,

Le cœur de chair, le centre, le roi,

Exposé, vibrant, sans autre loi.

Dernier témoin de l'émotion pure,

Il résiste, il bat, malgré la fracture.

Entre l'humanité blessée, superbe,

Et la machine qui calcule son verbe.

Derrière eux, les ombres gothiques,

Et des gargouilles, témoins stoïques.

Un papillon, couleur de feu,

Hésite, se pose, sous un ciel frileux.

Qui du rouage ou du battement sanglant,

Détient le secret du temps présent ?

C’est une danse sombre et belle,

L'éternelle lutte du cœur, éternelle.

'Gemini'





La Fée Endormie

 


Dehors, le monde étouffe et le soleil ardent 

Écrase la nature sous un ciel de plomb, 

Mais au cœur des sous-bois, le feuillage abondant 

Offre un havre de paix, un refuge profond.

Sur un lit de pétales au rose éclatant,

 Une fée endormie échappe à la chaleur. 

Ses ailes de cristal, au reflet miroitant, 

Se reposent enfin, loin du jour brûleur.

Un doux rayon de lune, ou de lumière amie,

Perce la canopée pour venir effleurer

Le visage serein de la belle endormie, 

Dans ce dôme secret, divinement frais.

Le givre de la magie et la mousse des bois 

Bercent son doux sommeil à l'abri du brasier, 

Tandis que les esprits murmurent à mi-voix :

  « Dors en paix, petite fée, l'été va s'apaiser. »





Je passerai vous voir au fur et à mesure mes ami(e)s , il fait trop chaud !

Le Souffle de la Vie

 


Vivre, c'est s'élancer sur la piste du temps,

Épouser la cadence et souffler sur les vents.

Parfois le rythme est lourd, parfois le pas chancelle,

Mais l'âme, en tournant, redécouvre son aile.

Chaque joie est un saut, chaque peine un ancrage,

Une chorégraphie au milieu de l'orage.

Comme le voile rouge au cœur de la nuit noire,

Nous traçons en dansant les fils de notre histoire.

Il faut suivre le flux, la musique, l'élan,

Et saluer le jour d'un geste étincelant.

Car vivre n'est au fond qu'un ballet éphémère,

Où l'on apprend à s'envoler au-dessus de la terre.






Bonne Fête des Mamans !






Mon coeur me dit que c’est ta fête

Je crois toujours mon coeur quand il parle de toi

Maman, que faut-il donc que ce coeur te souhaite ?

Des trésors ? Des honneurs ? Des trônes ? Non, ma foi !

Mais un bonheur égal au mien quand je te vois.

"Victor Hugo"





Le Prince de Verre

 


 Sous le regard d'argent d'une lune complice,

Le monde s'est tu, perdant ses artifices.

Entre des mains fébriles, un trésor de cristal,

Renferme un petit hôte au destin impérial.

Un messager d'émeraude, immobile et sacré,

Sous des yeux étonnés, semble enfin s'éveiller.

Le vent glisse en douceur dans les boucles brunes,

Est-ce un simple batracien ou un roi enchanté ?

Peu importe le sort, car la vraie magie luit.

Dans l'amitié qui veille au milieu de la nuit.





L’Harmonie Vagabonde

 

Elle naît d’un murmure ou d’un cuivre éclatant,

S’offre au sifflet du vent, défie le cours du temps.

C’est une phrase d’or qui voyage en silence,

Puis explose en accord, abolissant la distance.

Rien n'arrête le vol d'une chanson qui sème

Aux quatre coins du globe un identique emblème,

Celui d'une espérance ou d'un rêve partagé,

Où le monde s'écoute, enfin apprivoisé.

Des neiges du Grand Nord aux sables de l'exil,

La mélodie se tisse comme un lien de soie fragile.

La Terre ne fait qu'un sous cet écho vibrant,

Un seul cœur qui palpite au rythme d'un seul chant.







L'Écho des Ruines

 

Dans une chambre sans toit, où le ciel a pleuré,

Deux fleurs de l'innocence au cœur désemparé.

Sur un trône brisé, la première s'affaisse,

Tenant contre son sein une poupée de détresse.

Le jouet est figé, aux yeux grands et vides,

Miroir de cette peur que le malheur décide.

Le vêtement est usé, les bottes pleines de boue.

Témoins de longs chemins et de genoux à bout.

De l'autre côté de l'ombre, une sœur de douleur s'est mise à genoux,

Ses boucles sombres dansent comme une vaine flamme,

Alors que ses grands yeux cherchent un bout de l'âme.

Elle fixe le plafond béant, une fenêtre sans vitre,

Espérant un ange, un secours.

À ce livre cruel que l'on appelle la guerre,

Où l'on arrache l'enfant avant de l'enterrer.

L'une porte le poids du passé et d'un monde écroulé,

L'autre le poids du futur et d'un rêve mutilé.

Elles sont les sentinelles de ce chaos sans fin,

Prises au piège cruel d'un terrible destin.

L'innocence est fauchée par la rage du canon,

Il ne reste qu'un cri, perdu dans l'abandon.

Que Dieu ait pitié de ces anges fragiles,

Victimes innocentes d'un monde si hostile.






Joyeuses Pâques

 

Le givre s'efface au premier chant d'oiseau,

La terre s'éveille sous un soleil nouveau.

Dans le secret des haies et l'herbe du matin,

Se cachent les trésors de nos rêves enfantins.

Les cloches s'envolent dans l'azur infini,

Semant des éclats d'or sur le jardin fleuri.

L'œuf, coque de mystère aux couleurs de l'aurore,

Renferme la vie douce qui demande à éclore.

Petits lapins de sucre et poussins de velours,

Escortent le printemps de retour en ce jour.

Le chocolat fond comme un baiser sucré,

Dans les mains des enfants, de joie émerveillés.

C'est un temps de partage, de paix et de lumière,

Où la nature entière entame sa prière.

Pâques nous murmure, en ce réveil si beau,

Que chaque fin cache un départ nouveau.






Le Printemps

 

Au cœur d'un jardin de conte de fées,

Une jeune fille s'avance, légère et parée.

Son grand chapeau rose, aux motifs dansants,

Abrite son sourire, tendre et ravissant.

D'un panier elle tient une moisson de couleurs,

Où se mêlent le bleu et l'or des fleurs.

Sa robe, dégradé de blanc et de rose,

S'épanouit en corolle où le printemps se pose.

Sous une arche fleurie, aux parfums enivrants.

Une cascade murmure une douce chanson,

Dans ce décor enchanteur, loin de la raison.

La demoiselle, est l'âme de ce lieu,

Printemps éternel, figé dans cet instant,

Où tout est beauté, grâce et sentiment.

Une ode à la vie, qui renaît chaque année,

Dans le cœur de cette muse, à jamais inspirée.



L'Éveil d'Émeraude

 

Dans la vallée verdoyante où dansent les trèfles,

Un arc-en-ciel glisse au-dessus des songes.

La rivière murmure des mélodies anciennes.

Entre les douces collines et la brume lointaine.

Une dame vêtue de vert admire ce tableau,

Telle une gardienne secrète d'un pays enchanteur.

Près d'elle, un chat, couleur de miel, sommeille.

Un petit cottage fume au bord du chemin,

Offrant chaleur aux âmes voyageuses.

Et dans cet univers de verdure et de lumière,

La chance semble flotter dans l'air.









Le Miroir du Soir

 


Dans le miroir du soir,

Deux visages veillent,

Comme deux lunes silencieuses.


Leurs regards portent des secrets,

Des rêves tissés d’étoiles.

Au centre du crépuscule.


Une femme marche seule,

Chapeau d’ombre, robe de lumière,

Traînant une rivière de nuages.


Peut-être est-elle

Le souvenir d’un avenir

Ou la promesse d’un rêve.

Dans ce monde suspendu.

La beauté se dédouble sous le ciel étoilé,

Comme un secret chuchoté à l’univers,

Dans cette nuit où les âmes sont liées,

Chaque regard révèle un mystère.



Les Arlequins

 

Sous le grand chapiteau, les couleurs éclatent en orchestre.
Les arlequins avancent, damiers de lumière et de malice,

Diamants sur le costume, éclats qui chantent le temps qui passe.
Or et argent dansent sur les pas qui oscillent et retombent.

Une pluie de teintes qui brouille les frontières du réel.
Chaque point de couleur raconte une histoire différente,
Une promesse, une danse qui ne veut jamais finir.

Le chapiteau devient arc-en-ciel en mouvement,
Les arlequins peignent l’air de motifs ondulants.
Et lorsque le rideau se pose, tout s’apaise en tristesse douce,
Les couleurs restent, signatures lumineuses de cette vie nomade.




La St Valentin

 

Dans le jardin des saisons, main dans la main,

Ils dansent avec le temps, comme un doux refrain.

Chaque instant partagé est un cadeau précieux,

Les rires s’élèvent, témoins d’un amour lumineux.

Leurs cœurs en harmonie forment une mélodie pure.

Les rides racontent des histoires d’infini,

Et leurs regards portent la tendresse qui les unit.

Quand le crépuscule vient, ensemble ils s’assoiront,

Le temps les a sculptés, mais ne les ronge jamais.

Dans le calme apaisé, leurs âmes s’accordent,

Et pour l’éternité, leur amour se redresse et demeure.






Nos Amis les Animaux

 

"Tant qu'on a pas aimé un animal, une partie de notre âme reste endormie".

Anatole France'





L'Art du Peintre

 

Dans l’atelier où le silence s’éveille,
Le peintre rêve, son âme en éveil.
Les couleurs dansent, vibrantes et pures,
Chaque nuance, une histoire, une aventure.

Le rouge, flamme vive de passion ardente,
Le bleu, un océan où la sérénité chante.
Le jaune, éclat d’un soleil radieux,
Le vert, promesse d’un monde généreux.

Avec son pinceau comme une plume,
Il trace des rêves, il efface les brumes.
Sur la toile, les couleurs s’entrelacent,
Créant des paysages où l’imaginaire s’embrase.

Un ciel étoilé, un champ de fleurs,
Des visages souriants, des âmes en chœurs.
Chaque coup de pinceau est une déclaration,
L’art du peintre, une douce création.

Les couleurs parlent, murmurent des secrets,
Elles révèlent des émotions, des reflets.
Dans chaque tableau, un souffle de vie,
L’art du peintre, une éternelle magie.

Alors, sous la lumière qui doucement s’invite,
Le peintre compose, son cœur qui palpite.
Avec des couleurs, il bâtit des rêves,
Dans son monde, l’art sans cesse s’élève.



Elle danse...

 

Elle danse sur des ronds, des carrés, des rectangles.

Sur les ronds, elle tourne avec douceur,
comme des heures qui piquent le vent.

Elle roulera des souvenirs en cercles ouverts,
et chaque écho revient, calme, à son pas.

Sur les carrés, ses pas mesurent l’espace,
cases de choix, qui enrichissent le chemin.

Elle pose des mots, aiguillons d’âme,
fidèle aux angles qui gardent le destin.

Les rectangles, longues fissures du temps,
portent ses heures vastes, ses pages et ses plans.

Elle avance entre largeur et hauteur,
trouve son rythme et laisse jaillir son cœur.

Et quand la vie s’étire en perspectives,
elle mêle les formes, comme un seul souffle :
rond, carré, rectangle - une peau de poésie
où elle se découvre, libre et authentique.




Paysage de Neige

 

Au dedans, le silence et la paix sont profonds ;

De froides pesanteurs descendent des plafonds,

Et, miroirs blanchissants, des parois colossales

Cernent de marbre nu l'isolement des salles.

De loin en loin, et dans les dalles enchâssé,

Un bassin de porphyre au rebord verglacé

Courbe sa profondeur polie, où l'onde gèle ;

Le froid durcissement a poussé la margelle,

Et le porphyre en plus d'un endroit est fendu ;

Un jet d'eau qui montait n'est point redescendu,

Roseau de diamant dont la cime évasée

Suspend une immobile ombelle de rosée.

Dans la vasque, pourtant, des fleurs, givre à demi,

Semblent les rêves frais du cristal endormi

Et sèment d'orbes blancs sa lucide surface,

Lotus de neige éclos sur un étang de glace,

Lys étranges, dans l'âme éveillant l'idéal

D'on ne sait quel printemps farouche et boréal.


"Abraham Catulle Mendès" 




Meilleurs Voeux pour 2026 !

 

Nouvelle année, un souffle doux sur les vitres embuées,

La ville s’anime, chuchotant des histoires à venir.

Le temps avance, léger, comme une danse sous nos pas,

Tel une horloge pleine de promesses à chaque coup,

Les résolutions, graines semées sur le pavé, s’épanouissent,

Des mots vibrants qui s’élèvent au gré du vent.

Les cloches résonnent avec l’écho d’un futur à explorer,

Et chaque promesse prend forme, réchauffée par l’espoir.

Les rues, longues et paisibles, s’illuminent sous la pluie,

Une procession joyeuse vers des jours qui s’annoncent radieux.

On s’accroche à une lampe scintillante, avenir brillant,

À l’aube qui s’éveille, embrassant la lumière avec douceur.

Le passé se rappelle avec tendresse, comme une vieille étoffe,

Et l’avenir s’ouvre, confiant, dans un souffle renouvelé.

Pourtant, quelque chose s’impose, petit et fort.

L’espoir, tenace, qui ose briller même dans la nuit.






Joyeux Noël !






Joyeux Noël à toute la terre.
Sous les étoiles brillantes, célébrons ce jour.
Mais n’oublions pas ceux, dans l’ombre, en silence,
Qui n’ont pas de foyer, ni chaleur, ni chance.

Une pensée pour ceux qui luttent et espèrent,
Pour ceux qui traversent des hivers amers.
Offrons-leur notre cœur, un geste, une main,
Un peu de douceur, pour adoucir leur chemin.

Que la lumière de Noël éclaire leur nuit,
Et que l’espoir renaissant, jamais ne s’enfuit.
Joyeux Noël à tous, dans la joie et la paix,
Ensemble, partageons, l’amour est le secret.




A mon Amie

 

Repose, mon amie, dans ce velours nocturne,

Où les étoiles tissent ton nouveau nom.

Tes pas ont cessé leur marche lourde,

Et ton sourire, doux phare, demeure en mon cœur.

Tu as franchi la porte où les souffrances s’éteignent,

Là où le silence caresse les vers invisibles.

Les douleurs qui liaient ton souffle se dissolvent en lumière,

Et ton esprit s’épanche dans l’infini, libre et serein.

Je te vois, parmi les constellations,

Alors je serre ta mémoire en bouquet d’étoiles,

Que la douleur se transforme en paix qui ne s’éteint jamais.