L'Écho des Ruines

 

Dans une chambre sans toit, où le ciel a pleuré,

Deux fleurs de l'innocence au cœur désemparé.

Sur un trône brisé, la première s'affaisse,

Tenant contre son sein une poupée de détresse.

Le jouet est figé, aux yeux grands et vides,

Miroir de cette peur que le malheur décide.

Le vêtement est usé, les bottes pleines de boue.

Témoins de longs chemins et de genoux à bout.

De l'autre côté de l'ombre, une sœur de douleur s'est mise à genoux,

Ses boucles sombres dansent comme une vaine flamme,

Alors que ses grands yeux cherchent un bout de l'âme.

Elle fixe le plafond béant, une fenêtre sans vitre,

Espérant un ange, un secours.

À ce livre cruel que l'on appelle la guerre,

Où l'on arrache l'enfant avant de l'enterrer.

L'une porte le poids du passé et d'un monde écroulé,

L'autre le poids du futur et d'un rêve mutilé.

Elles sont les sentinelles de ce chaos sans fin,

Prises au piège cruel d'un terrible destin.

L'innocence est fauchée par la rage du canon,

Il ne reste qu'un cri, perdu dans l'abandon.

Que Dieu ait pitié de ces anges fragiles,

Victimes innocentes d'un monde si hostile.


'Gemini'





Joyeuses Pâques

 

Le givre s'efface au premier chant d'oiseau,

La terre s'éveille sous un soleil nouveau.

Dans le secret des haies et l'herbe du matin,

Se cachent les trésors de nos rêves enfantins.

Les cloches s'envolent dans l'azur infini,

Semant des éclats d'or sur le jardin fleuri.

L'œuf, coque de mystère aux couleurs de l'aurore,

Renferme la vie douce qui demande à éclore.

Petits lapins de sucre et poussins de velours,

Escortent le printemps de retour en ce jour.

Le chocolat fond comme un baiser sucré,

Dans les mains des enfants, de joie émerveillés.

C'est un temps de partage, de paix et de lumière,

Où la nature entière entame sa prière.

Pâques nous murmure, en ce réveil si beau,

Que chaque fin cache un départ nouveau.






Le Printemps

 

Au cœur d'un jardin de conte de fées,

Une jeune fille s'avance, légère et parée.

Son grand chapeau rose, aux motifs dansants,

Abrite son sourire, tendre et ravissant.

D'un panier elle tient une moisson de couleurs,

Où se mêlent le bleu et l'or des fleurs.

Sa robe, dégradé de blanc et de rose,

S'épanouit en corolle où le printemps se pose.

Sous une arche fleurie, aux parfums enivrants.

Une cascade murmure une douce chanson,

Dans ce décor enchanteur, loin de la raison.

La demoiselle, est l'âme de ce lieu,

Printemps éternel, figé dans cet instant,

Où tout est beauté, grâce et sentiment.

Une ode à la vie, qui renaît chaque année,

Dans le cœur de cette muse, à jamais inspirée.