Dehors, le monde étouffe et le soleil ardent
Écrase la nature sous un ciel de plomb,
Mais au cœur des sous-bois, le feuillage abondant
Offre un havre de paix, un refuge profond.
Sur un lit de pétales au rose éclatant,
Une fée endormie échappe à la chaleur.
Ses ailes de cristal, au reflet miroitant,
Se reposent enfin, loin du jour brûleur.
Un doux rayon de lune, ou de lumière amie,
Perce la canopée pour venir effleurer
Le visage serein de la belle endormie,
Dans ce dôme secret, divinement frais.
Le givre de la magie et la mousse des bois
Bercent son doux sommeil à l'abri du brasier,
Tandis que les esprits murmurent à mi-voix :
« Dors en paix, petite fée, l'été va s'apaiser. »



